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Le vieillissement ne connaît pas de frontières
Loin de nous l’idée de dédier ce blog à ce qui occupe la politique depuis des années, mais il arrive que les querelles communautaires nous inspirent. Ne serait-ce que parce que nous avons parfois l’impression de vivre sur une île. Rien n’est moins vrai, surtout si nous regardons notre pays à partir du point de vue des spécialistes du marché du travail.
La récente étude que Luc Sels a menée pour Acerta révèle que le vieillissement ne connaît pas de frontières. Une comparaison des évolutions des différentes tranches d’âge en Région flamande et en Région wallonne montre que le vieillissement de la population en âge de travailler est un peu plus rapide en Wallonie qu’en Flandre. Pour 100 Wallons de 55-64 ans en 2000, il y en aura 150,6 en 2020. L’évolution de 100 à 140,8 en Région flamande est un peu moins marquée. En Région wallonne, le vieillissement est toutefois moins lié à la dénatalité qu’en Région flamande.
La Flandre et la Wallonie ont toutefois certaines préoccupations communes. Pensez par exemple à la hausse colossale du nombre de 55-64 ans et à la baisse du ratio jeunes/vieux dans les deux régions (de 130 à 88 en Région wallonne et de 112 à 74 en Région flamande). Une évolution qui indique clairement que les récentes propositions relatives à la mobilité du travail du Sud au Nord ne sont que des solutions temporaires.
Bruxelles se dessine différemment parce que la migration croissante veille à un meilleur rapport jeunes/vieux. Des spécialistes affirment cependant que nous devons nous méfier du taux élevé de chômage des jeunes dans la capitale.
Unir nos forces ? Jeter par-dessus bord les autorités régionales compétentes ? Une chose est sûre : il est urgent d’en débattre et de dépasser la réflexion purement régionale. Même si les nuances du vieillissement et de la dénatalité diffèrent d’une région à l’autre, le phénomène est omniprésent.
17 Jun. 2008





